Que penserons-nous plus tard de ces années ? Enfin, je veux dire, quand nous aurons grandi et changé mentalement, et que nous repenserons du lycée. Quels sentiments nous accompagnerons ? Là, à la fin de l'année, et pour beaucoup d'entre nous, nous allons tourner une grande page de notre vie, nous quitterons Lodève, serons majeur, tracerons notre voie. Pour certain nous allons nous perdre de vue, peut être même oublier des visages.
Il semble qu'une épidémie de déprime frappe les lycéens pendant ces vacances, et pourtant, nous vivons l'apogée d'une aventure que nous avons commencé tous ensemble, il y a plus ou moins longtemps, une histoire que nous écrivons main dans la main année après année, moi après moi, semaine après semaine, jour après jour, heure après heure, minute après minute, seconde après seconde. Et que penserons nous de ces petits instants de déprime ? Se dira-t-on « je n'aurais pas du m'arrêter à si peu, et continuer à apporter ma bonne humeur, ma joie à ce petit monde qui s'intéressait à moi, qui pensait à moi. » ? Regretterons-nous de ne pas avoir profité de ses derniers instants d'innocence ? Ou, penserons-nous que cette période fut sombre et terne à cause de si peu de chose, à cause de futiles raisons ?
Pour moi, le doute n'existe plus. Mon c½ur est lourd de paroles non prononcées ou trop vite dites, d'acte non fait ou justement de cette amertume d'avoir agi. Je ne sais pas vous, mais je ne veux plus me soucier de ceci, je veux profiter de cette histoire que j'écris, que nous écrivons, de ces instant passés, de ces joies, de ces peines.
Je ne veux pas, dans un futur, ressentir l'amertume, la nostalgie, la frustration, mais penser à ces instants immortels gravés à tout jamais dans ma mémoire. Même si aujourd'hui, certains se sentent mal, n'oublions pas ce qui reste à voir, ce qui reste à vivre.