J'ai vu, au loin, sa silhouette se dessiner dans l'obscurité de cette nuit sans lune. Il s'approchait vers moi, lentement, d'un pas décidé. Je lui ai crié dans un dernier souffle : « Ah ! Te voici ! Et bien il est temps alors ! Soit, fait vite ta besogne, je suis las de tout ceci, las de la lutte ! ». C'était un peu comme mon chant du cygne, la dernière forme de résistance de ma part, la dernière étincelle d'un espoir fébrile. Je me suis agenouillé, j'ai senti l'humidité de cette fin de soirée sur mon dernier haillon. Infamie était tout proche, j'entendais le sifflement de sa respiration. Je ne pouvais plus...Je tremblais...J'ai alors incliné la tête, une goutte tomba sur ma nuque, un frisson parcourut mon corps. Le guerrier sorti son épée. J'entendis le métal frotter sur son fourreau. Puis fendre l'air. Trop tard. La lame entamait mon cou. Ma tête roula sur la pelouse. Mon corps tomba, raide.
Cette histoire sans fin m'épuise. J'ai perdu la flamme en moi, je suis las de voir toujours les mêmes histoires se répéter encore...et encore. Je suis las d'écrire, je suis las de ce blog. A quoi bon ? Je ne veux plus déprimer ouvertement...Je vais rester là, sur le bord de la route, laisser le monde continuer sans moi. Il s'est créé entre moi et l'humanité un gouffre immense, je ne suis pas fait pour la comprendre, elle n'est pas faite pour me comprendre. Nous ne marcherons jamais ensemble.
J'aurais voulu terminer ce blog sur une touche d'espoir, mais je ne crois pas que se soit d'actualité. Dc j'achève par ceci...
En espérant qu'il vous a plu.